Le Blog de Martial

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Category: Nouvelles
Created on Wednesday, 07 December 2011 Written by Martial Salamolard

 

Venez aussi visiter notre Blog sur : http://ecolesdelaterre.blogspot.com
Jusqu'à aujourd'hui - décembre 2011 - notre Blog était notre principal moyen de vous communiquer en "quasi direct" nos messages, nos révélations et nos émotions lors de nos séjours dans les écoles; une bonne raison d'être avec vous sur la "Toile". En cliquant sur "blogspot" vous y découvrez d'autres informations, toutes les photos insérées lors des publications et surtout, vous pouvez consulter toutes nos archives de ces dernières années. Merci.

 

Ecoles de la Terre

ll n'y a rien qui puisse mieux legitimer, pour le developpement d'une societe, que l'engagement et l'investissement dans l'education de ses enfants ! Il n'y a rien qui puisse mieux justifier, pour une bonne comprehension entre les cultures, une plus grande fraternite sur la terre, que d'offrir aux enfants la possibilite de se rencontrer, afin qu'ils echangent sur leur mode de vie, leur facon de voir le monde et d'imaginer le futur ! “ECOLES DE LA TERRE”
  • BONJOUR À TOUTES, BONJOUR À TOUS, CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,Mes derniers longs déplacements, des Sunderbans à Calcutta, de la mégapole bengalie au Bihar, m’ont tenu loin de la Toile pour un moment. Une partie du trajet en jeep, l’autre en train, auront permis à Saviana, une jeune femme bénévole de Genève qui visite nos écoles durant 6 semaines entre ces mois de février et mars, de découvrir une autre facette de l’Inde traditionnelle.Aujourd’hui je vous parle, je devrais dire vous « reparle » de Calcutta, la célèbre, celle qui exhorte la misère, où Ecoles de la Terre a fait ses premiers pas en fin 1997. Bien connue pour être la cité des extrêmes, richesse et pauvreté se côtoyant allègrement sur cette partie de terre aux portes de l’océan indien, j’observe que ses infrastructures se sont quelque peu modernisées et se diversifient gentiment ; ponts urbains, bretelles routières, extension du métro. Elles facilitent aujourd’hui nos déplacements dans cette immense cité, autrefois capitale des Indes britanniques ; mais n’allez pas croire que le chaos du trafic urbain, à certaines heures de la journée, ait disparu de la carte journalière de Calcutta ! Pour y avoir séjourné durant de longs mois, pour ne pas dire des années, c’est toujours avec une impression de « chez moi » que je retourne à Calcutta. C’est un peu le berceau d’Ecoles de la Terre qui, en fin d’année 1997, faisait ses premières armes dans de petites écoles informelles de ses bidonvilles aux couleurs de grise misère.Et puis à Calcutta précisément, nous avons deux unités scolaires dans le bidonville de Jhaldarmath ; l’une, appelée « day school » - « école de jour » - accueille 70 enfants dans les classes enfantines ; l’autre, surnommée « follow up programme » - « suivi scolaire » – prend en charge 80 enfants qui poursuivent leur scolarité dans les établissements officiels de la ville ; Ecoles de la Terre se charge de l’inscription des enfants, de leur suivi scolaire, de leur travail quotidien ainsi que des relations avec le corps enseignant ; tout un programme, important pour l’éducation de ces enfants.Nombre d’écoles de bidonvilles qu’Ecoles de la Terre a ouvertes et gérées à Calcutta, 8 au total, entre les années 1998 et 2006, sont aujourd’hui devenues autonomes et gérées par des organismes indiens, eux-mêmes supportés par d’autres ONG étrangères, précisément irlandaise et espagnole. Ecoles de la Terre s’est depuis davantage investie pour l’éducation en zone rurale. Parmi les 25 unités d’écoles que nous soutenons aujourd’hui en 2012, 4 se trouvent en ville – de Calcutta et de Delhi – et 21 se situent dans des villages – en Ouest Bengale, au Bihar et au Rajasthan.Ce n’est pas pour autant que nous ignorons l’importance de l’aide à apporter aux enfants des quartiers défavorisés des grandes agglomérations indiennes, loin s’en faut ! Les besoins de soutenir les enfants des bidonvilles sont énormes ; cependant, les ONG sont beaucoup plus présentes en zone urbaine ; ce qui nous a incité à déployer nos efforts dans les campagnes.Ma dernière visite à Calcutta, précisément à Jhaldarmath, ce quartier bidonville que nous soutenons depuis l’année 2005, m’a bien rappelé toutes les difficultés vécues par les enfants de ces lieux misérables. Les conditions de vie sont pour le moins austères, l’espace y est étroit et la lumière est rare. Les enfants s’adaptent à des situations inextricables qui les obligent à organiser leur vie familiale, leurs moments récréatifs, bref, leurs allées et venues, dans des espaces plus proches du mouchoir de poche que de la cour de récréation. Après avoir vécu une nouvelle rencontre avec les enfants de notre école de Calcutta, j’ai à cœur de dire qu’Ecoles de la Terre poursuivra son action dans ces quartiers. Si la capacité financière d’aider nous était favorable, c’est certain que nous entreprendrions de nouveaux projets dans les bidonvilles. Peut-être un jour, « qui sait, demain déjà », nous le ferons.Les enfants de Jhaldarmath sont des « lumières de la vie » ! Ils m’amènent à la relativiser et à prendre en compte bien des choses qui me paraîtraient impensables dans ma « Genève du Jet d’eau », et pourtant si possibles dans leur quartier que je ressens comme si familier, si près de ce que je peux comprendre, grâce à Eux ! À ce que j’ai compris, Saviana qui m’accompagne en ce début de séjour, m’a confié aujourd’hui même et en d’autres mots, un semblable sentiment ! Toutes les photos de ce Blog leur sont consacrées ; et nous nous sommes permis – Saviana et moi-même – d’être sur l’une ou l’autre avec Eux.Chères Amies, Chers Amis, je vous adresse mon plus chaleureux message ! Que la Vie veille paisiblement et le plus longtemps possible sur Vous, sur vos Proches et sur Ecoles de la Terre dont vous prenez le temps de suivre son parcours ; ce dont je vous en remercie infiniment ; avec une bise affectueuse, comme pour annoncer le dernier cliché !Martial Salamolard – pour ECOLES DE LA TERRE

  • BONJOUR À TOUTES, BONJOUR À TOUS,Mes récents déplacements, des Ìles Sunderbans à Calcutta, puis de la mégapole bengalie au Bihar, m'ont éloigné de la toile du "web" tous ces derniers jours. Une partie du trajet en jeep, l'autre en train auront permis à Saviana, une jeune femme volontaire qui visite nos écoles, de découvrir d'autres facettes de l'Inde.Il faut, à chaque transhumance, faire, défaire et refaire "tout le barda", en prenant soin de ne rien oublier, fringues, passeport, bibelots, bureau et tout le "patatras". Les kilomètres se chiffrent en plusieurs centaines, parfois en milliers.Et puis, il y a comme un étonnant paradoxe lors de chaque mouvement; un pincement au coeur de devoir quitter les écoles des îles et au même moment, tout de même, la grisante envie de s'en aller retrouver celles de Calcutta et celles du Bihar !Depuis bientôt 15 ans que cela dure, et bien ce sont toujours les mêmes sentiments qui se bousculent, tout gentiment, tout tendrement !Partir, c'est la certitude de vouloir revenir, encore et encore; voir et revoir les anciens et les nouveaux enfants dans leur milieu de vie qui nous est cher. C'est comme une ronde éternelle, un partage renouvelé; bref, une douce ritournelle de la vie qui va, qui vient au gré des saisons des enfants du monde !Le Blog de ce 15 février est un rappel en images de ce que j'ai vécu durant près de 3 semaines dans les îles Sunderbans; avec Nando, notre formidable responsable pour le Bengale, avec les enseignants qui ne le sont pas moins; et les parents, et les habitants avec lesquels je communique, années après années avec toujours plus de convivialité.J'ai choisi 5 clichés pour chacune de nos 4 écoles des Sunderbans; j'espère bien pouvoir toutes les insérer dans ce texte que je vous livre, plein d'émotion au bout des doigts. Vous verrez donc l'école de Purba Jatta, du nom de l'île qui la reçoit; celle de Sonatikari, petit village de l'île Kultali, celle de Srifaltala, petit village près de Raidighi aux portes des bras du Gange; et enfin celle de Ganga Sagar, du nom de l'île qui l'accueille. Pour plus de clarté j'ai légendé toutes les photos.Purba Jatta est une île des Sunderbans que nous pouvons atteindre à pieds secs grâce à un pont construit tout récemment. L'école est administrée dans un bâtiment de fortune que les habitants nous ont mis à disposition. Propriétaire d'un terrain récemment acquis, nous sommes à la recherche de fonds - 12'000 francs suisses - afin d'ériger notre nouvel établissement qui accueillera 300 élèves.Kultali est une île que nous atteignons par bateau. Il s'agit de notre petite dernière dont le terrain nous a été offert par un généreux habitant. Une partie de la terre est travaillée à des fins agricoles - céréales et jardins.Srifaltala est notre école centrale, car elle se situe tout près de Raidighi, bourg de pêcheurs et centre commercial célèbre dans la région. Notre bâtiment d'école se trouve près de nos bureaux "Ecoles de la Terre" pour les Sunderbans; il représente le point de rencontre pour nos activités liées au "Micro Crédit", un programme que nous avons mis sur pied afin d'aider les mères des villages alentours à développer leurs propres micro-entreprises.Enfin, Ganga Sagar, une île mythique pour l'Inde, mais une île pauvre que la "mela" de janvier, une fête religieuse qui accueille chaque année les habitants de tout un pays, n'a pu, ou plutôt n'a su, résoudre ses problèmes sociaux et économiques. Deux débarcadères ont bien été construits aux fins d'assurer les va-et-vient de millions de pèlerins qui vont chercher "fortune spirituelle" dans les eaux du Gange et s'en vont aussitôt, sans crier "gare", rejoindre leur quotidien.Il m'a semblé intéressant de vous livrer ces quelques informations sur ces lieux que nous parcourrons depuis des années. Près de 150 kilomètres séparent l'île de Kultali de celle de Ganga Sagar, les deux les plus éloignées.Aujourd'hui je me trouve dans l'Etat du Bihar, à 500 kilomètres au nord de Calcutta. Mon prochain blog s'arrêtera justement à Calcutta, "Kolkata" pour les indiens; là où tout a commencé pour "Ecoles de la Terre", il y a de cela 15 ans !Chères Amies, Chers Amis, je vous remercie pour votre attention et votre intérêt à la cause des enfants. Je vous souhaite le meilleur, pour Vous et vos Proches.Avec mes sentiments les plus chaleureux !Martial Salamolardpour ECOLES DE LA TERRE

  • CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,Comment ne pas penser au Mahatma Gandhi - je l'appelle ci-après Gandhiji en marque de respect - lorsque l’on évoque le sujet : l’Inde et ses villages. À ce jour, près des trois quarts de la population indienne vit encore en zone rurale. Gandhiji rêvait d’une économique alternative propre aux populations rurales. Nous avons beaucoup parlé en son temps de son initiative « un foyer, un rouet », une image pour prétendre, voire affirmer qu’il était possible d’organiser une activité de production artisanale dans chaque village indien. Mais sa proposition qu’il voulut ériger en modèle socio-économique n’a guère été suivie. Elle est tombée peu à peu dans l’oubli après son assassinat le 30 janvier 1948, ses camarades de libération, tous citadins, ainsi que la grande industrie dans son élan d’après-guerre mondiale qui s'en suivit, s’étant chargés de balayer ce rêve de l’Inde rurale. Et pour faire un bond vers chez nous, de plus de 6 décennies, je dirais qu’aujourd’hui, entre les partisans de l’urbanisation et ceux qui prônent une adaptation de l’offre de travail aux habitants de la campagne, le conflit d’idées est impitoyable, aiguisé, tranchant. D’un côté l’économie au pouvoir associée à la volonté de participer à la course des grandes puissances – faire partie des plus grands de ce monde en terme de PIB, pouvoir intérieur brut "mondial" – et de l’autre, l’approche plus nuancée d’une sorte de contre-pouvoir à l’économie mondiale qui souhaite privilégier la décentralisation de l’économie en incluant dans le processus de production les régions rurales, y compris les zones très éloignées.Cette guéguerre me paraît sans fin, peut-être d’ailleurs a-t-elle eu un réel commencement, tant les conditions de vie des citadins et des villageois, si opposées les unes des autres, ont changé et changent encore et toujours dans le concert des politiques économiques nationales et internationales. Le sujet de ce blog n’est pas d’apporter une réponse à une telle controverse, mais plutôt de voir comment les villages peuvent vivre dans la société du 21ième siècle ! Plutôt, pour être plus modeste encore, comment les villages que j’ai traversés ces dernières années, et ceux que je viens de visiter dans les Sunderbans, peuvent m’inspirer pour me préparer, un jour peut-être, à répondre à une telle question !Tout d’abord avant cela, rappelons que l’Inde compte plus de 600'000 villages, dont plus de 45'000 dans l’Etat du Bihar – avec le Jharkhand - et plus de 40'000 dans les Etats du Bengale occidental comme dans celui du Rajasthan ! Je vous cite ces 3 régions car nous y travaillons. Certes, ce pays compte plus d’un milliard et 200 millions d’habitants chiffrés lors de son dernier recensement; mais il demeure inconcevable sans ses villages, car ceux-ci sont un échantillon représentatif de la vie indienne, une empreinte indélébile de son histoire, une matrice qui imprime toute une civilisation que les partisans de l’urbanisation ne sauraient nier.Ce n’est sans doute pas le millier de villages que j’ai traversés au cours de ces 15 dernières années qui me permettront d’émettre un avis objectif sur ce que le rapport « ville – campagne » aura comme incidence sur la vie de la société indienne ! Toutefois, j’ose me laisser dire que l’histoire et la géographie de ce pays ne peuvent ignorer que l’exode rural de ces dernières décennies n’est de loin pas un exemple d’intégration dans ce grand mouvement intérieur des populations. Faut-il aussi rappeler que la sur-croissance des bidonvilles vient de là ; et que les « démontages » de ceux-ci dans nombres de grandes villes se sont traduits par des déportations vers les campagnes, une sorte d’exode à l’envers, cette fois-ci forcé par la volonté politique !Dans les villages des Sunderbans que je visite actuellement, je vois les inégalités qui existent par rapport aux zones urbaines ; taux de mortalité infantile supérieur, manque chronique d’infrastructures en matière de santé, planning familial presque inexistant, contrôle aléatoire de l’autosuffisance alimentaire, système éducatif et suivi scolaire désuets, etc… C’est bien la raison pour laquelle « Ecoles de la Terre », comme d’autres organisations, œuvrent dans ces domaines. Contre la mauvaise fortune de l’évolution économique et sociale contemporaine, la population de ces villages s’organise et prend en compte toute opportunité qui peut s’offrir à elle. Preuve en est par notre expérience vécue, sa volonté de participer à l’éducation de ses enfants et son engagement déterminé dans un processus de développement micro-économique à travers notre programme de micro-crédit.Considérant l’importance du milieu rural en Inde, j’ai à cœur de dire ici, que le développement socio-économique de ce pays passe aussi par ses campagnes; dans ses villages qui n’attendent qu’à combler le grand retard qui les tient loin du développement raisonnable du 21ème siècle que ses habitants connaissent par les médias qui les ont bien sûr touchés. Les inégalités demeurent profondes ; elles ont trait à la pauvreté, à l’analphabétisme, à la condition des femmes, à l’injuste répartition des terres, etc… Ces inégalités s’estomperont, pour ces millions de familles rurales, par une semence d’unité sociale partant d’une volonté politique déterminée et juste, balayée de sa corruption qui subsiste à bien des échelons du pouvoir en place.Chères Amies, Chers Amis, ce message est un coup de cœur en faveur des villages de l’Inde éternelle que j’apprécie au plus haut point. Je vous souhaite le meilleur dans le froid qui vous habite dans cet Occident, aujourd'hui emporté par l'hiver, et que j’aime aussi. Avec mes plus chaleureuses pensées.Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE Notes sur les photos : les 3 premiers clichés de Gandhiji sont tirés du website www.ilovindia.com et les 5 suivants sont d'Ecoles de la Terre, février 2012

  • CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,Après mes nombreuses visites dans les villages d’où viennent les élèves de nos écoles ainsi que mes rencontres avec leurs parents et leurs voisins, j’ai le plaisir de vous parler de notre programme de « Micro Crédit » que nous avons mis sur pied ici aux Sunderbans, de même que dans deux autres Etats fédérés où nous travaillons, au Bihar et au Rajasthan.NOTRE CONCEPTION DU MICRO CRÉDITC'est en fin d’année 2009, que nous avons démarré notre programme de « Micro Crédit » afin de soutenir financièrement les parents de nos élèves en priorité, mais aussi nombre d'autres familles vivant dans la pauvreté. Le premier objectif de ce programme est d'améliorer les conditions socio-économiques des familles par le soutien financier à la création de micro-entreprises. Cette population déshéritée peut développer de petites activités créatrices de revenus dans des domaines divers, dans l'agriculture, l'élevage, l'artisanat, la petite manufacture, les transports, les marchés locaux, etc... Tel est le premier objectif. Le deuxième est d'assurer aussi vite que possible l'autofinancement des programmes de nos écoles, nos centres d’apprentissage, nos dispensaires et nos unités de santé mobiles. En effet, le « Micro Crédit » est générateur de profits et ceux-ci sont entièrement attribués au budget de fonctionnement de nos programmes d'éducation et de santé. Tel est le deuxième objectif.Ces deux objectifs sont intimement liés puisqu'ils visent conjointement à promouvoir l'éducation des enfants les plus démunis, tout en contribuant à l'accroissement des revenus des familles, afin que celles-ci puissent améliorer leur niveau de vie et participer ainsi plus activement à l'éducation de leurs enfants.Et comment ce programme s’articule-t-il ? Le montant des prêts que nous accordons est fixe pour toutes les mères emprunteuses ; aujourd’hui, il se chiffre à 5'000,00 roupies indiennes, l'équivalent de 100,00 à 120,00 francs suisses. À l’échéance de leur premier emprunt qui dure quarante semaines, un nouveau prêt est renouvelable, et ainsi de suite. Les emprunteuses sont rassemblées en groupes de cinq femmes ; dans chaque groupe, les bénéficiaires se connaissent bien et habitent dans le même environnement, village ou quartier ; elles sont solidaires, aussi bien en ce qui concerne leur devoir d’entraide mutuelle dans leur entreprise, que leur responsabilité financière face au bailleur de fonds, Ecoles de la Terre.PLUS PRÉCISÉMENT DANS LES SUNDERBANSLe résultat est exceptionnel. Toutes les mères - elles sont 1290 à avoir bénéficié d’un prêt d’Ecoles de la Terre depuis le démarrage du programme aux Sunderbans en mai 2010 - ont respecté à la lettre les périodes de remboursement stipulées dans leur contrat d’emprunt. À l’heure où ce genre de programme est décrié un peu partout dans le monde, les organismes de « Micro Finance » octroyant les prêts sans scrupule et à tout-va, avec le seul but de générer des profits à des fins mercantiles, ce qui se passe ici aux Sunderbans, comme ailleurs pour nos autres programmes d’Ecoles de la Terre, est vraiment réjouissant et nous encourage à persévérer.Je n’ai pas seulement participé aux divers meetings d’octroi de prêts et de remboursement, je suis aussi allé rendre visite à de nombreuses mères, dans leurs maisons et dans leurs ateliers. Je les ai vues à l’œuvre dans l’exercice de leur métier, dans leur micro-entreprise ; outre l’accueil toujours chaleureux qu’elles m’ont réservé, j’ai pu mesurer l’importance, pour elles et leurs familles, de cette opportunité qu’elles ont maintenant d’exercer une activité socio-économique qui leur offre déjà des conditions de vie meilleure.Ces mères vivent dans 16 villages de la région de Raidighi, qui ont pour nom : Baidyapara, Chouddarasi, College Coloni, Gayenpara, Goyalpara, Kankandighi, Kumrapara, Mahigot, Moyar Mahal, Musalmanpara, Nalgora, Purkaitgheri, Raidighi Purbapara, Raidighi Uttarpara, Sreefaltala, Sreefaltala Purba. J’ai beaucoup de plaisir à vous les citer tous ici.Lors de mes visites, je vous le disais ci-dessus, je les ai vues travailler dans les secteurs d’activité suivants que je cite dans le désordre : confection de sari, confection d'autres vêtements communs, fabrication de « bidies » (cigarettes locales), processus de traitement du riz, fabrication de filets de pêche, transport entre les îles, épicerie, shop de thé, fabrication de petit matériel agricole, fabrication d’outils ménagers, commerce de poissons, commerce de légumes, organisation de vente aux marchés de Calcutta, petits marchés itinérants inter-villages, fabrication d’emballages, fabrication de soda water (eau minérale locale), fabrication et vente de glaces, etc…En résumé, nous observons que les activités sont en effet fort nombreuses et les mères, associées à leurs familles, ne manquent pas d’idées pour saisir toute opportunité susceptible de les sortir de leur situation actuelle. Je suis très optimiste à l’issue de ces premiers 21 mois d’engagement dans notre programme de « Micro Crédit » dans les Sunderbans. Au surplus, je dois ajouter que la manière dont notre staff travaille, qui respecte toutes les règles que nous avons mises en place, nous laisse augurer un développement grandissant au profit de ces familles et, par voie de conséquence, comme je le disais plus haut, en faveur de l'éducation de leurs enfants.Pour obtenir davantage de détails sur la méthode de notre programme de « Micro Crédit », de même que sur le suivi de toutes ses opérations, vous pouvez à tout moment visiter notre site internet www.ecolesdelaterre.ch, aux chapitres « Micro Crédit » et « Plate-forme Micro Crédit ». Chères Amies, Chers Amis, ce fut un plaisir que de vous présenter cette action d’avenir qui nous donne des ailes dans notre mission première qui demeure le « soutien à l’éducation des enfants les plus défavorisés ». Depuis les Sunderbans, je vous adresse mon plus chaleureux message.Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE

  • BIEN CHÈRES, BIEN CHERS,Le Mahatma Ghandi disait : « vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours ». Je le cite à l’occasion de la fête de la déesse « Saraswati » qui a eu lieu samedi 28 janvier. Dans l'esprit philosophique hindou, « Saraswati » est la déesse de la connaissance, des arts et de l’éducation. Il s’agit à proprement parler d’une fête religieuse majeure vécue avec beaucoup d’attention et de dévotion partout en Inde.Le système éducatif indien est très caractéristique de sa culture et de sa structure sociale influencée à travers son histoire par l’existence des castes. Jusqu’à aujourd’hui, on peut considérer que ce système offre un haut niveau de qualité à une minorité de personnes privilégiée et laisse de côté, pour ne pas dire dénigre, une large part de sa population en droit de bénéficier d’une éducation digne de ce nom.Pour vivre cette fête - « Puja » - depuis de nombreuses années dans diverses régions de l’Inde, je peux m’étonner, comme quiconque, que dans le pays de la déesse « Saraswati », celui-ci ait pu garder depuis si longtemps un système élitiste alors même que sa Constitution reconnaît le droit à l’éducation pour tous.Ce n’est que le 1er avril 2010 que le Parlement indien a enfin statué l’école obligatoire pour tous les enfants âgés de 6 à 14 ans. Cependant, cette mise en application d’une loi constitutionnelle pourtant existante ne se fera pas sur un coup de baguette magique. Car, loi d’application ou pas, il faudra bien se confronter à la hiérarchie compliquée qui a engendré tant d’inégalités et de discriminations pour tant de gens, à commencer par les enfants.Ecoles de la Terre est bien entendu très concernée par toute cette question. En rapport à tout ça, je profite pour lancer un clin d’œil à Françoise Frossard, Membre de notre organisation, qui rédige actuellement un ouvrage sur l’éducation en Inde à travers notre présence et notre action dans plusieurs de ses Etats fédérés, ouvrage qui sera publié au courant de l’année 2013, année de nos 15 ans d’activités en faveurs des enfants indiens jusqu’ici oubliés par un système dépassé.Si ce qui précède peut être à classer côté cour, c’est pour quelques instants côté jardin dont je souhaiterais dire quelques mots ; ou autrement, comment les élèves de nos écoles vivent-ils « Saraswati Puja » ? J’étais le 28 janvier dans deux de nos établissements ; à Purba Jatta et à Sonatikari, soit sur deux îles des Sunderbans.Cet événement prend une dimension considérable dans la vie d’un enfant pauvre. Il y a bien sûr le côté cérémonial et rituel de la fête. Avec toute l’attention et le dévouement de leurs parents, les enfants se rendent à l’école vêtus de leurs plus beaux habits et s’inclinent devant la statue de « Saraswati », qu’un prêtre hindou a pris soin de bénir et de rappeler l'importance. Petits saris mignons ou belles robes du dimanche pour les filles, shorts & chemises ou pantalons pimpants pour les garçons sont de mise pour une telle journée. L’école y met du sien en organisant un petit repas de circonstance apprêté de quelques sucreries auquel j’ai eu le bonheur de participer avec les enfants de Purba Jatta.Je lis dans leurs yeux ces instants de bonheur qui font d’eux des citoyens à part entière de la grande Inde de la culture, de la sapience et de la connaissance. Je crois que je n’en suis pas moins heureux de vivre avec eux ces moments discrets et ineffables. La félicité est enchanteresse et, en effet, s’accorde dans ces mots du Mahatma Gandhi : « Apprends comme si tu devais vivre toujours » !Chères Amies, Chers Amis, merci d'avoir lu ces lignes qui pourraient donner, j'ose l'espèrer, un peu d'espoir pour une autre approche de la mondialisation. Je vous souhaite le meilleur, avec beaucoup d’affection.Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRELes six premières photos ci-dessus sont de l'école de Sonatikari; les six suivantes, de l'école de Purba Jatta

  • CHÈRES AMIES, CHERS AMIS,Aujourd’hui 27 janvier, j’entame à proprement parler ma tournée des écoles dans les Sunderbans, avec comme principal but : accorder le plus de temps possible aux enfants ; communiquer avec eux, participer à leur classe, leur poser des questions, mais encore, rire et jouer avec eux ! Nous gérons quatre centres scolaires dans les îles Sunderbans. Tout d'abord,il y a celle de Srifaltala, un village où je me trouvais hier pour fêter le jour de la République indienne ; de ma chambre, qui se trouve au marché de Raidighi, je peux m’y rendre à pied en un petit quart d’heure. Je pourrai vous en parler tout prochainement, si facile m’est-il de m’y rendre.Ensuite, il y a notre école de Purba Jatta, île où je me suis rendu aujourd’hui ; je lui consacre l’essentiel de ce blog. À Purba Jatta, nous pouvons y accéder à pieds secs depuis la construction d’un pont au cours de l’année 2009.Puis il y a l’île de Ganga Sagar, la plus grande et la plus connue des Sunderbans, principalement pour sa grande « Mela », la fête religieuse du mois de janvier qui reçoit ses pélerins, en majorité des indiens, par millions. Nous pouvons accéder à Ganga Sagar par bateau uniquement ; un ferry boat, avec des horaires plus ou moins réguliers, peut accueillir plus de 200 personnes, des marchandises et des petits véhicules. Le trajet dure 30 à 45 minutes par haute mer ; bien davantage s’il s’agit de slalomer entre les bancs de sable par basse mer. Parfois nous nous trouvons a quai pour un bout de temps.Enfin, il y a l'ecole de Sonatikari sur l’île de Kultali, la petite dernière, construite en 2010. Nous y accédons par bateau grâce à un service de petits « raffiots » qui emmènent 30 a 40 personnes en une vingtaine de minutes. Le débarcadère n’est pas trop éloigné de Raidighi, environ 10 kilometres, ce qui n’est pas le cas de Ganga Sagar où nous devons parcourir 105 kilomètres, par route plus ou moins carrossable, avant d’y parvenir. Je me rendrai en début de semaine prochaine à Sonatikari, de même qu’à Ganga Sagar.J’ai davantage envie de vous laisser découvrir notre école de Purba Jatta à travers toutes les photos de ce blog. Je pense d’ailleurs qu’elles peuvent vous parler bien mieux que je ne peux le faire avec des mots.Toutefois je vous donne quelques chiffres. À Purba Jatta, pour l’année scolaire 2011/2012, 170 enfants suivent leur éducation dans les classes « Enfantines à Niveaux 4 » et 95 autres élèves sont dans les classes de « Niveaux 5 à 9 ». Ces derniers, assez grands pour pouvoir se déplacer, sont inscrits à l’école gouvernementale la plus proche mais suivent nos cours de « suivi scolaire – travail à domicile & rattrapage » que nous organisons quotidiennement à leur intention. L’école compte donc 265 élèves qui habitent les petits villages et les hameaux alentours.L’électricité n’a pas encore atteint l’endroit où se situe notre école. Je peux vous dire qu’ici les conditions de vie sont plutôt spartiates si nous prenons l’échelle que nous connaissons en Europe de l’Ouest par exemple. Les habitants de l’île vivent essentiellement de l’agriculture et de l’élevage.Le bâtiment de l’école de Purba Jatta est des plus rudimentaires. J'avais deja eu l'occasion de vous le dire lors d'un precedent blog. Il est composé de 3 maisonnettes en bois, attenantes les unes aux autres, dans lesquelles nous avons aménagé tant bien que mal nos diverses classes. Vous pouvez le constatez sur la toute derniere photo insérée dans ce blog.Nous avons eu l’opportunité d’acquérir pour Ecoles de la Terre, il y a un an de cela, un terrain qui se trouve à une centaine de mètres de l’école actuelle. Il s’agit d’une très grande parcelle, qui nous a coûté 3'000 francs suisses, où nous construirons l’école, aménagerons une grande place de jeux et creuserons une marre à poissons afin d’élever des alevins. Les plans de la nouvelle école sont déjà prêts, de même que son budget de construction qui se monte à 600'000 roupies indiennes, soit l’équivalent de 12'000 francs suisses. Dans un esprit d'avenir, elle pourra accueillir davantage d’élèves que l’actuel bâtiment insalubre.Il nous reste à trouver les fonds nécessaires à la construction de cette école. Je ne sais pas si c’est le bon endroit ici, pour lancer un appel au soutien ; mais enfin, "bref de trèfle", je le fais quand même ! Au cas où l’une ou l’un d’entre vous, qui lisez ces lignes, avait une solution heureuse en ce qui concerne les fonds à collecter auprès d’une fondation, d’une collectivité publique, d’une organisation ou d'une quelconque autre personne, et bien elle serait vraiment la bienvenue.Bien evidemment, le grand moment passé aujourd'hui 27 janvier avec les enfants de Purba Jatta me donne des ailes ! La population de ces îles rencontre tant d’obstacles pour l’éducation de leurs enfants, la santé, le travail sous toutes ses formes, que j’en viens à vous dire tout ça ! Je me dois d’entamer de telles démarches, partout, y compris ici en Inde, où les milieux aisés ne fréquentent guère ces endroits délaissés et rechignent à nous écouter. Je tenais également à vous dire que mes appels en Inde se feront toujours plus fréquents et insistants.Chères Amies, Chers Amis, j’espère seulement que vous ne m’en voulez pas d’avoir été un brin insistant dans mon appel au soutien pour la construction de la nouvelle école de Purba Jatta. Purba Jatta n’est certes pas la seule école au monde qui mérite d’être construite. Je veux seulement vous dire qu’elle en vaut la peine. Les enfants sont là, assoiffés d’apprendre, affamés de connaissances.Je vous souhaite le meilleur et je me réjouis de vous parler de ma prochaine visite. Je vous remercie de tout cœur pour l’attention et l’intérêt que vous portez à Ecoles de la Terre. Avec mes plus chaleureuses pensées et toute mon affection.Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE

  • BONJOUR CHÈRES AMIES, CHERS AMIS, Ici New Delhi où je me trouve depuis peu, mon séjour 2012 a commencé, sous un ciel plutôt clément, une température plutôt fraîche, surtout la nuit. Le compteur du Blog d’Ecoles de la Terre – lisez ci-après EDLT – est déclenché à nouveau ; il représente une tribune pour commenter sur le terrain la vie dans nos écoles, dans nos centres d’apprentissage, nos dispensaires, et tout et tout.Delhi n’a guère changé depuis mon dernier passage en avril 2011 ; sa population ne cesse de s’accroître. C’est le pôle administratif et politique de l’Inde, un carrefour international « surcompressé » par la mondialisation qui donne le tournis. Ici, ça construit beaucoup, le métro ne cesse de s’étendre ; la circulation en ville est toujours aussi dense, presque impraticable aux heures de pointe.À peine arrivé dans la capitale, j’ai pu me rendre, hier dimanche 22 janvier exactement, dans le bidonville de « Dilchau Kala », une sorte de champignon de toiles grises et de plastics, là où nous supportons depuis trois ans plus de 150 enfants vivant dans des conditions de vie quasi dantesques. Certains d’entre vous le savent déjà, la population de ce bidonville, d’environ 600 âmes ou d’une centaine de maisons-cabanes si l’on veut compter autrement, réside sur des terres provisoires depuis 35 années environ. À plusieurs reprises ses habitants ont été amenés à se déplacer sous ordre de la magistrature de Delhi. Et ce sera le cas, encore une fois, pour le printemps prochain, aux alentours d’avril/mai m’a-t-on dit. Une autoroute passera sur leur terrain, si bien que le pouvoir politique leur a proposé un autre espace que j’ai déjà pu visiter.En compagnie d’Abhishek le président d’EDLT India, de Ravi le coordinateur de Delhi et de Mishra l’enseignant principal de l’école, j’ai pu beaucoup parler avec les parents, tous très inquiets à l’idée de devoir déménager bientôt. Nous leur avons tout d’abord apporté notre soutien psychologique et les avons ensuite assurés de notre collaboration, en qualité d’ONG responsable de l’éducation des enfants, afin d’intervenir auprès des autorités dans le but d’obtenir, cette fois, une affection permanente, voire définitive, sur la nouvelle place qui leur est proposée. Nous adresserons sans tarder aux services compétents de l’administration de Delhi , au nom d’EDLT India, une requête déterminée allant dans ce sens; j'en ai reparlé ce soir encore à Abhishek et à Ravi.Mais il y a encore le chapitre « émotions » dont j’ai à cœur de vous parler dans ce message. Lorsque je suis arrivé, hier 22 janvier, dans le bidonville, les parents sont accourus près de notre véhicule et nombre d’autres se sont précipités en quelques minutes tout autour de l’école. Les enseignants et les enfants avaient décidés de tenir classe en ce dimanche matin, seul jour d’arrêt d’école, à l’occasion de notre venue.Ce ne fut que retrouvailles, toutes teintées d’étonnement, de joie et d’affection. Des moments qui me font dire que la « richesse » peut être ailleurs aussi. Chères amies, cher amis, je suis un peu pressé par le temps puisque demain matin je prends la route de Calcutta, puis celle des îles Sunderbans où nous avons nombre d’écoles. J’aurai l’occasion durant mon séjour de vous parler à nouveau de « Dilchau Kala » et vous donner ainsi des détails sur la vie de l’école, l’ambiance du bidonville avant son prochain déménagement.Je vous embrasse au coeur, toutes et tous, et je vous souhaite le meilleur ! Je vous dis aussi à bientôt dans îles, où j'espère je pourrai vous envoyer un nouveau message.Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE

  • BONJOUR À TOUTES, BONJOUR À TOUS,Aujourd’hui 26 janvier est le jour de la Fête nationale indienne. On l’appelle « Republic Day », soit l’anniversaire de la proclamation de la République et l’entrée en vigueur de la Constitution indienne, en 1950 ; à ne pas confondre avec la fête de l'indépendance qui a lieu le 15 août et qui marque la libération du pays du joug de la Couronne Britannique en 1947.Delhi est bien connu pour son défilé militaire très coloré, avec notamment son corps d’armée à dos de chameaux et la parade des éléphants. En fin de défilé, chaque État de la Federation dépêche un char décoré, chevauché d’artistes et de danseurs. Les indiens sont très attaché à leur fête nationale, colorée et joyeuse, pour le moins teintée de ferveur patriotique.Depuis mardi soir 24 janvier, je me trouve à Raidighi, plate-forme commerciale où se faufile l’un des nombreux bras du Gange, passage prisé des chalutiers et autres bateaux de fortune, outils de transport des commerçants. J’ai fêté le « Republic Day » avec les enfants de notre école de Srifaltala, village qui fait partie de Raidighi, une agglomération des Sunderbans qui comprend nombre d’autres localités, à vrai dire des villages, la plupart petits et disséminés dans la verdure et la mangrove de cette région bengalie. Je prends un cours de géographie locale avec Nando Baidya, notre responsable « Ecoles de la Terre », ci-après EDLT, de l’Etat fédéré du Bengale occidental. J’apprends tous les ans un peu plus sur la dénomination des terres, l’appellation des lieux, propres à l’Inde et au Bengale en particulier.Ces deux premières journées aux Sunderbans se sont résumées à mes visites dans les villages de Kankandighi et de Srifaltala dans le cadre de notre programme de « Microcrédit ». J’ai participé, hier 25 janvier à ce que nous appelons le « Recovery Day », jour de remboursement des prêts accordés aux femmes que nous soutenons dans leurs efforts d’émancipation socio-économique. À ce jour, 1190 femmes – familles – ont bénéficié de prêts du programme d’EDLT dans les Sunderbans. Toutes mènent à bien leurs petites entreprises. Et aujourd’hui 26 janvier c’était le « Fac Test », à savoir le dernier meeting avant l’octroi de nouveaux prêts à 100 nouvelles mamans ; cette opération est fixée au jeudi 2 février prochain.J’ai également eu l’occasion de visiter certaines mères dans le cadre de leurs activités quotidiennes. Certaines font les marchés, d’autres la confection en textile, nombreuses fabriquent les saris. Durant ce séjour, il est prévu que je liste exactement chaque type d’activité économique exercée par l’ensemble de nos « Borrowers », entendez les mamans bénéficiaires d’un prêt EDLT. Je vous invite de visiter notre nouveau site internet – www.ecolesdelaterre.ch – dans lequel notre programme « Microcrédit » est largement présenté dans deux espaces réservés – en colonne verticale de droite.Je souhaite vous dire deux mots de mes instants passés à l’école de Srifaltala. L’accueil des élèves, des plus petits aux plus grands, fut exceptionnel de bonheur, de chaleur, de joie, de bruits, de rires, de couleurs, de fleurs, en résumé d’émotions profondes que les enfants savent provoquer ; mais quelles retrouvailles mes amis !!! J’en suis « tout chose » et je prends la mesure de l’intensité de ces rencontres dont j’ai le bonheur de goûter depuis tant d’années ; chaque fois est différente, chaque retrouvaille est exquise et porte la marque du contact humain, de la fraternité et de l’espoir d’une vie meilleure. J’avais tout simplement l’envie de vous le dire, de vous dire que c’est vrai, et à la fois si simple ! Mais si je revis ces joies, comme le vivent aussi mes collègues d’EDLT, à chaque retour dans les écoles, c’est bien sûr grâce à Vous Toutes et Tous, Sponsors, Marraines, Parrains, Amies, Amis d’EDLT qui nous donnez cette possibilité de poursuivre notre soutien à l’éducation des enfants, au mieux vivre des familles, par vos dons, vos parrainages, en un mot, votre soutien si précieux dans la vie du monde.Depuis les berges des bras du Gange, avec sa mangrove et son aspect un peu sauvage, depuis ces lieux reculés, loin des villes et des grands centres économiques, à la fois loin mais aussi proches de Vous Toutes et Tous, par le cœur et la reconnaissance, je vous dis Au Revoir et à tout bientôt sur la toile.Affectueusement,Martial Salamolard pour ECOLES DE LA TERRE

  • DEAR FRIENDS,Wishing You a very happy, healthy, prosperous and successful NEW YEAR !With warm regards,The Team of ECOLES DE LA TERRECHÈRES AMIES, CHERS AMIS,Nous vous souhaitons une heureuse et prospère Année; une bonne santé et beaucoup de succès !Chaleureusement,L'Équipe d'ECOLES DE LA TERRE

  • DEAR FRIENDS OF ECOLES DE LA TERRECHÈRES AMIES, CHERS AMIS D'ÉCOLES DE LA TERREHAPPY CHRISTMAS * JOYEUX NOËL

  • UN PREMIER HOMMAGE ... À LA VIE ...À une jetée d'œil, une pierre arrondie s'assoupit, doucement usée par les caresses du temps ...À une portée de regard, un arbre anobli s'élève, affectueusement chéri par l'âme d'un Enfant ...À deux doigts d'une longueur d'ombre, l'esprit de cet Enfant réchauffe le cœur de la nature ...Et soudain, l'image d'un Enfant s'étonne à dessiner des fleurs au printemps ...Des fleurs qui l'invitent à honorer la sève dont jouit son arbre ...Son arbre de vie, où la lumière s'est proposée d'étouffer la violence qui l'étreint ...UN DEUXIÈME HOMMAGE ... PARCE QUE ...Parce qu'en Syrie, des Enfants crient de leur cœur meurtri, la tempête des vivants ...Parce qu'en Folie, des Appels de Terre s'enfoncent dans la nuit des affrontements ...Parce qu'en Anarchie, la Liberté ressurgit de l'infamie, comme un engrais de cendres ...Parce que le bal des humains s'enferme dans une musique d'enfer ...Au moment même où le partage des Nations s'affilie aux serpents des frontières ...Pour mieux obscurcir la toile de ses yeux d'Amour, tous dirigés vers les Enfants ...UN TROISIÈME HOMMAGE ... POUR ...Pour éviter que mille étincelles jettent des millions d'Enfants près des poubelles ...Pour esquiver la guerre qui bondit sur le dessein des mères et des pères ...Pour soustraire la hache à la danse déchirante qui lacère la toile des Enfants ...Pour que notre pieuse liberté se réveille de ces cauchemars pourris ...Ces mauvais rêves vécus dans l'ombre des hommes et de leurs Enfants ...Dans une étrange insouciance, une bourbeuse transparence ...UN QUATRIÈME HOMMAGE ... AFIN QUE ...L'espérance, à peine réveillée, ne s'envole à coups de brise glacée ...Et que nous, Arrières, Petits et Enfants de la guerre ...N'oubliions d'où nous venons ... !Afin que le silence n'épouse le poids de notre histoire ...Que notre raison apprenne à voyager dans les ombres blanches ...Qui échafaudent les promesses du Blanc de notre Enfance ...Avec affection,Pensées de Martial (7 lettres seulement, générées et portées par les Enfants de la Terre) pour ECOLES DE LA TERRELes photos de ce blog sont tirées de : www.enfants-d-afrique.skynetblogs.be (pour les 7 premières) - www.icrc.org (pour les 2 suivantes) - www.sverwachidren.org (pour la suivante) - www.studentsoftheworld.info.jpg (pour les 4 dernières)

  • HAPPY DIWALI,Diwali, the Hindu Festival of Lights, is one of the most popular Festival from South Asia. The Festival celebrates the victory of God over evil, Light over darkness and Knowledge over ingnorance; althouhg the actual legends that go with the Festival are a little different in many parts of India.In this video you can see and hear "Marathi Song - Din Din Diwali Gay Mashi Ovali - Aali Mazya Ghari Hi Diwali !With LoveMartial Salamolard for ECOLES DE LA TERRE - INDIA & SWITZERLAND

  • UNE FORME COMPLÉMENTAIRE DE SOUTIEN À L'ÉDUCATION ET À LA SANTÉDans le but d’assurer le fonctionnement des écoles et des centres Ecoles de la Terre, nous avons décidé d’adopter une politique de financement autre que celle dite de charité. Cette nouvelle approche s'explique de la manière suivante : si nous voulons promouvoir à plus long terme l’éducation des enfants les plus démunis, nous devons également contribuer à l’accroissement des revenus de leurs familles, afin que celles-ci puissent améliorer leur niveau de vie et participer plus activement à leur éducation.Nous avons lancé notre programme Micro Finance qui consiste en l’octroi de prêts aux mères habitant les zones urbaines et semi urbaines. Nous voulons améliorer les conditions socio-économiques des familles par le soutien à la création de petites entreprises. Ces familles, en priorité celles de nos élèves, peuvent développer des micro-entreprises dans les domaines tels que de l'agriculture, l'élevage, les services, l'artisanat, la petite manufacture, les transports et les marchés.Les bénéfices réalisés dans ce programme, soit les intérêts des opérations de crédit, sont intégralement attribués au fonctionnement de nos centres scolaires et médicaux. Ce nouveau programme fonctionne depuis l’automne 2009 et connaît, depuis son lancement, un grand succès.A ce jour, nous avons octroyé un volume de prêts de 11 millions et 200'000 roupies indiennes, soit l'équivalent de 224'000 francs suisses au cours de 50,00. Ainsi, 2'240 familles, par l'intermédiaire des mères, ont profité de notre assistance via ce programme mis en place dans les Branches "Ecoles de la Terre" du Bengale occidental - Îles Sunderbans -, du Bihar - District de Gaya, et du Rajasthan - District de Jaisalmer. Pour atteindre ce résultat nous avons eu recours à l’appui logistique d’une entreprise spécialisée en micro finance, basée à Calcutta, la société "Creditwatch". Nous avons ainsi bénéficié de ses compétences en Inde pour la formation de nos équipes et le suivi de nos opérations.Notre objectif à court terme est d’accroître de façon régulière notre volume d'activités afin de devenir le plus rapidement possible autonome pour ce qui touche au fonctionnement de nos écoles, nos centre d'apprentissage et nos unités médicales.L'INTERFACE "CREDITWATCH" - "ECOLES DE LA TERRE"En cliquant sur le lien http://sites.google.com/site/microfinancedataproject/ vous obtiendrez maints détails en ce qui concerne les opérations pour chacune de nos Branches - Bengale occidental, Bihar et Rajasthan. Cette plate-forme internet a été créée par la collaboration entre la société Creditwatch de Calcutta et Ecoles de la Terre Association à Genève. Vous pouvez, sur ce site, consulter tous les documents du programme Micro Finance et suivre nos livres comptables tenus à jour chaque semaine par nos responsables des programmes de Bodhgaya - pour le Bihar -, de Jaisalmer - pour le Rajasthan - et de Raidighi - pour le Bengale.Dans le prochain Blog, nous vous présenterons les particularité de la méthode "Ecoles de la Terre".Nous vous remercions de l'attention que vous portez à nos activités; avec nos pensées les plus cordiales.Martial pour ECOLES DE LA TERRENote sur les photos : tous les clichés ci-dessus concernent le programme "Micro Crédit" d'Ecoles de la Terre

  • Nous ECOLES DE LA TERRE voulons soutenir des enfants défavorisés : ♥ par l'éducation et la formation professionnelle, ♥ par l'information et le soutien à la santé, ♥ en stimulant l'accroissement des revenus des familles, ♥ en développant l'autonomie financière et la capacité d'initiatives des communautés.NOTRE CODE DE CONDUITE◘ Nous apportons notre aide sans aucune considération de race, de croyance ou de nationalité. ◘ Cette aide ne saurait être utilisée au service de convictions politiques ou religieuses.◘ Nous ne servons pas d'instrument à la politique des gouvernements.◘ Nous nous appliquons à respecter la culture, les structures et les coutumes des communautés et des pays dans lesquels nous menons nos activités.◘ Nous nous appuyons sur les capacités locales et prenons l'engagement de renforcer ces capacités, en recrutant du personnel indigène, en achetant du matériel sur place et en traitant avec des entreprises locales.◘ Nous consacrons la totalité des donations perçues à notre objectif principal; aucuns frais généraux ne viennent donc amputer les dons reçus.NOS PROGRAMMES◘ Education et formation professionnelle● Nous créons et gérons des écoles dites préparatoires, informelles, destinées aux enfants pauvres non scolarisés dans des zones urbaines. Notre objectif est de leur permettre de rejoindre le plus rapidement possible une école officielle située près de leur domicile.● Nous créons et gérons des écoles enfantines et primaires agréées par les autorités locales et qui enseignent le programme officiel, dans les zones rurales arriérées où les écoles font défaut. Notre objectif est de permettre à nos élèves de poursuivre ensuite leurs études au niveau secondaire.● Nous proposons à nos élèves et anciens élèves, ainsi qu’à des enfants inscrits dans d’autres établissements scolaires : des conseils d’orientation didactique et professionnelle, un suivi de leurs études, des répétitoires et des mises à niveau dans les branches du programme officiel.● Nous créons et gérons des centres d’apprentissage sous forme : d’ateliers de fabrication de produits d’artisanat et de fermes pédagogiques pour l’élevage et l’agriculture.● Notre objectif est de permettre à des jeunes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas poursuivre des études, d’accéder à des conditions de vie décentes par la formation professionnelle.◘ Information et soutien à la santé● Nous organisons des campagnes d’information sur l’hygiène, le contrôle des naissances, les soins aux nourrissons, les vaccinations. ● Nous organisons des « camps de santé et de planning familial ».● Nous créons et gérons des dispensaires et des unités de santé pour soigner et suivre médicalement nos élèves et dans la mesure du possible leur entourage familial.◘ Accroissement des revenus des familles● Nous organisons des programmes de micro finance pour favoriser la création de micro-entreprises destinées à procurer des revenus aux mères de famille pauvres.● Nous assurons la formation des intervenants du programme micro finance.◘ Développement de l'autonomie financière et des capacités d'initiative des communautés● Nous voulons éviter aux populations que nous soutenons le syndrome de la dépendance et mettons en œuvre les moyens nécessaires en dégageant des ressources financières à travers nos activités.● Nous assurons la mise de fonds nécessaire aux programmes de micro finance et faisons en sorte que les bénéfices dégagés par les intérêts de ces opérations soient mis au service de la communauté et servent au financement des écoles, des centres d’apprentissage et des programmes de santé.● Nous créons et gérons des entreprises à but lucratif telles que fermes pédagogiques et « médical store » dont les revenus servent à financer les charges de fonctionnement des écoles, des centres d’apprentissage et du programme « Santé et Hygiène ».Cette Charte a été rédigée le 4 février 2011 et acceptée à l'unanimité des membres de l'association "Ecoles de la Terre", lors de son assemblée tenue à Carouge, Genève, le 10 février 2011. Martial Salamolard pourECOLES DE LA TERRE, octobre 2011NB : Les 4 photos de ce Blog sont d'Ecoles de la Terre

  • BONJOUR À TOUTE ET À TOUS,JE REMERCIE L'ILLUSTRÉ DE SUISSE ROMANDE - 1002 LAUSANNE..... d'avoir publié le reportage "LES DAMNÉS DE LA FAIM" dans son N°38 du 21 septembre 2011. C'est que du bonheur d'avoir de telles infos ! Si cruelles soient elles, c'est bien de savoir qu'à Djibouti, en Somalie, en Ethiopie, au Kenya, au Soudan, en Ouganda et ailleurs bien-sûr, la vie est pire encore qu'il y a de cela soixante ans. À ce moment, nous étions en 1951.Aujourd'hui, en 2011, toujours selon la source "Illustré 1002 Lausanne", plus de 12 millions de personnes sont menacées de malnutrition et de mort. Les risques de carences et séquelles cérébrales sont immenses pour les enfants.Voilà, c'était juste pour relever un fait de vie sur cette terre et dire par cette même occasion, ... Amitiés à TOUTES et à TOUS !NB : ceci dit, j'aurais bien vu une telle photo en 1ère page, en lieu et place de DSK and Co ! Au Nom de Dieu, s'il existe ... ! Et s'il n'existe pas, alors je retire la "nota bene", sachant bien que "business is business" !Martial pour ECOLES DE LA TERRE

  • CHÈRES ET CHERS QUI LIREZ CES QUELQUES LIGNES, En Syrie, des Enfants et des Parents crient de leurs cœurs blessés la tempête des vivants, En Lybie, d'humains appels de la Terre se sont enfoncés dans la nuit des affrontements, En Anarchie, une idée de liberté ressurgit de l'infamie des êtres, comme un engrais de cendres retombées après la guerre, Le bal des humains s'enferme au son d'une musique d'enfer dans le partage des Nations qui se sont affiliées aux serpents des frontières. Mille tonnerres s'échangent des étincelles de mort, mille Enfants vagabondent près des poubelles et la guerre rebondit sur le dessein des hommes. La hache et le pinceau exécutent une danse déchirante sur un fond de toile grise et les places de dictature se recouvrent d'un tapis de feuilles mortes rouges foncées. L'espérance à peine réveillée s'envole à coups de brise printanière pour attendre un automne qui offrira peut-être ses couleurs à la bonne intelligence des hommes. Images vécues autour de nous, images rendues à des milliers d'humains, loin de nous, pour vivre une pieuse liberté, comme un instant nourri par des hommes. Un esprit de liberté coule, léger, transparent, et se mélange à la véreuse opacité de moments pourris, fermentés par la guerre des hommes, notre guerre. Et si cette liberté prenait sa source dans la terre, la racine des Enfants, cette Vie qui hait la guerre ? Serait-ce un moment rêvé, au passé, présent, futur ? Je n'en sais rien ! Sauf qu'il serait bon que Celles et Ceux qui vivent cette Liberté, à commencer par moi-même, la plantent comme une graine, plus précieuse qu'un grain d'or, plus riche que la félicité ! C'est ce que vous faites déjà, c'est ce que vous ferez encore ! Merci, je vous suis reconnaissant et je vous suis à cent pour cent ! S'il advenait que je vous force la main, alors sachez que ça n'est que pour aujourd'hui et pour demain ! Quel bonheur ! Espérance et Bonheur à Vous ! Martial pour ECOLES DE LA TERRE/comme ça en passant Les 8 premières photos sont prises sur : www.studentsoftheworld.info/sites/divers/1318.php - Merci ! Les 4 dernières photos sont prises sur : www.photo-mege.com/enfants.html - Merci !

  • "ECOLES DE LA TERRE" AU SERVICE DE L'ÉDUCATION DES PLUS PAUVRES ... ! Active en Inde depuis 1998, Ecoles de la Terre - EDLT - apporte son aide à des enfants, des jeunes filles, des jeunes gens déshérités des bidonvilles de Calcutta et de Delhi ainsi que des villages du Bengale occidental, du Bihar et du Rajasthan. Considérant que le manque d'instruction est le pire ennemi dans la misère, Ecoles de la Terre a construit des écoles et des centres d'apprentissage, 21 étant aujourd'hui en activité pour soutenir 5404 élèves et apprentis. Un programme santé organisé en unités mobiles et en dispensaires assure le suivi médical des élèves et de leurs familles. Au soutien aux enfants vient s'ajouter une aide économique aux familles. Un programme de Microcrédit adapté aux besoins des populations locales a été développé dès l'année 2009 au profit des mères qui créent et pilotent leurs propres micro-entreprises; à ce jour, 2000 d'entre elles ont déjà bénéficié de notre programme et améliorent ainsi leur niveau de vie. En Suisse, Ecoles de la Terre fonctionne en association, avec une structure légère qui occupe une personne à plein temps, son fondateur. Celui-ci travaille bénévolement depuis sa création. Les autres membres, au nombre de 7, sont eux aussi volontaires et bénévoles. En Inde, Ecoles de la Terre est enregistrée au département fédéral de l'Intérieur du gouvernement central de l'Etat indien. Figurant au registre officiel des sociétés civiles humanitaires, sous le nom "Ecoles de la Terre Welfare Society", elle doit soumettre, chaque année, sa comptabilité contrôlée et acceptée par un organe d'audit reconnu. Au chapitre des chiffres, Ecoles de la Terre accueille 5404 élèves dans 16 écoles et 4 centres d'apprentissage, avec 131 enseignants qui officient dans 152 classes. 6 médecins, 4 secrétaires généraux, 6 collaborateurs du Microcrédit, 25 employés dans les quatre Etats indiens assurent le bon fonctionnement des programmes éducatifs. En conclusion, 141'622 francs couvrent son budget annuel, avec un coût de 26,20 francs suisses par élève et par année, c'est-à-dire 2,18 francs suisses par enfant et par mois. Notre nouveau site entièrement reconstruit sera publié courant septembre 2011 à la même adresse : www.ecolesdelaterre.ch Martial Salamolard pour EDLT/été 2011

  • ECOLES DE LA TERRE SWITZERLAND - BUDGET AU 30.06.2011 Tout ce qui n’est pas donné aux enfants déshérités est perdu pour l’humanité. Une pensée empruntée à Edmond Kaiser ! Nous présentons ci-dessous les totaux de budgets pour chaque branche d'activités d'Ecoles de la Terre en Inde ainsi que le budget global. Sont compris dans ce calcul, les charges d'exploitation des écoles et des centres comprenant 5404 élèves et apprentis, 131 enseignants, 6 médecins et infirmiers, 4 secrétaires généraux des régions, 6 responsables et employés du programme de Micro Crédit, 25 employés pour l'ensemble des branches affectés aux fonctions d'employé de bureau, de chauffeur, de cuisinier, d'agriculteur, de surveillant, de nettoyeur; sont également compris dans ce budget, les frais pour 50'000 consultations et traitements médicaux, 5 loyers d'immeuble pour les bureaux ainsi que les frais de logistique et de formation pour la gestion de 2000 dossiers de Micro Crédit. ECOLES DE LA TERRE WELFARE SOCIETY AU BIHAR La construction du 1er établissement scolaire de «Camijuli» commence en 2000. Il est inauguré dans le village d’Itra, district de Gaya, le 31 janvier 2001. Depuis lors, 4 autres centres scolaires ouvriront leurs portes, de même que 4 centres d’apprentissage, un dispensaire rural, une ferme pédagogique et un centre de réhabilitation à la prison de Gaya, la capitale. Le budget de 71’050 francs suisses couvre les rémunérations des 59 enseignants et du bureau du Bihar, le financement du matériel scolaire des 3'216 élèves et apprentis, les coûts de fonctionnement du dispensaire et du programme santé, la gestion du programme de Micro Crédit, les charges de l’administration du Siège de Bodhgaya, les frais de transports pour le Bihar, ainsi qu’une quote-part de charges pour l’ONG centrale à Delhi. Le budget engagé au Bihar correspondant à 22,10 francs suisses par élève et par année, soit 1,84 francs par élève et par mois. Cliquer sur le tableau ci-dessous ! ECOLES DE LA TERRE WELFARE SOCIETY AU RAJASTHAN L’ouverture du Centre scolaire de Satyadev à Jaisalmer, en fin 2005, marque le départ d’Ecoles de la Terre au Rajasthan, dans le district de Jaisalmer. Dès lors, 4 nouvelles écoles ont vu le jour dans le désert du Thar voisin, la dernière en automne 2010. Le budget alloué de 24’327 francs suisses couvre les charges de toutes les écoles, les rémunérations des 26 enseignants, le matériel scolaire des 800 élèves, les coûts du programme médical des enfants, les frais administratifs et de transport de la Branche Rajasthan, le fonctionnement du Micro Crédit, ainsi que la part de charges pour l’ONG centrale. Le budget engagé au Rajasthan est de 30,41 francs suisses par élève et pour un an – 2,53 francs par mois. Cliquer sur le tableau ci-dessous ! ECOLES DE LA TERRE WELFARE SOCIETY AU BENGALE OCCIDENTAL La première école de la Branche du Bengale est celle de Jhaldarmath, dans le quartier de Tollygunge à Calcutta. Son activité commence en début 2005. Quatre autres écoles seront construites dans les îles Sunderbans, la dernière sur l’île de Kultali, en 2010. 1277 élèves bénéficient d’une éducation solide et continue. Le budget annuel de 43’000 francs suisses assure le fonctionnement de ces 5 écoles – salaires des 35 enseignants, matériel scolaire des élèves, programme médical, charges du bureau de l’office -, de même que les frais de transport pour la Branche du Bengale et la part des coûts administratifs de l’ONG centrale. La gestion du programme de Micro Crédit est également compris dans ce budget. Ce dernier représente 33,67 francs suisses par élève et par année – 2,80 francs pour un mois. Cliquer sur le tableau ci-dessous ! ECOLES DE LA TERRE WELFARE SOCIETY SUR LE TERRITOIRE DE DELHI Delhi accueille le siège central d’Ecoles de la Terre en Inde depuis le 31.03.2007, date de l’enregistrement de notre ONG dans le registre officiel des sociétés humanitaires du gouvernement central indien. La première école de bidonville, du nom de Muskan, fut ouverte en 2008. À ce jour, 111 élèves du quartier pauvre de Dilchau Kala peuvent enfin se rendre à l’école. Le petit budget de 3’251 francs suisses couvre toutes les charges de l’école – les salaires des 3 enseignants, le matériel scolaire et le suivi médical des élèves –, les frais de bureau de l’office et le salaire de la secrétaire, ainsi que le fonctionnement du siège central Ecoles de la Terre Welfare Society pour l’Inde. Ce budget correspond, à l'échelle de Delhi, à 29,28 francs suisses par enfant par année – 2,44 francs par mois. Cliquer sur le tableau ci-dessous ! ECOLES DE LA TERRE WELFARE SOCIETY - BUDGET GLOBAL 01.07.2011 - 30.06.2012 Tous les programmes d’Ecoles de la Terre – Education, Apprentissage, Dispensaire et Santé, Planning Familial, Réhabilitation, Eau, Microcrédit – sont couverts par le budget global qui se chiffre à 7’081’100 roupies indiennes, soit 141’622 francs suisses au cours de 50,00. Afin de mieux présenter l’étendue et le volume des activités d’Ecoles de la Terre en Inde, nous citons ici les principaux éléments chiffrés qui illustrent le fonctionnement des programmes. Ainsi, pour l’ensemble des 4 Branches Bengale, Bihar, Delhi et Rajasthan :  5404 élèves et apprentis bénéficient de l’enseignement complet dans 16 écoles et 4 centres d’apprentissages des Branches Ecoles de la Terre, du Bengale, du Bihar, de Delhi et du Rajasthan.  131 enseignants assurent l’éducation et la formation dans les 152 classes couvrant tous les niveaux de l’enseignement, de la maternelle au secondaire, pour l'ensemble des 4 Branches.  6 médecins et infirmiers exercent dans les dispensaires du Bihar et du Bengale ainsi que dans les unités médicales et les programmes de Planning Familial pour les 4 Branches d’Ecoles de la Terre.  4 secrétaires généraux dirigent les 4 bureaux des Branches du Bengale, Bihar, Delhi et Rajasthan. Ils assurent également les fonctions de président, secrétaire général, trésorier et secrétariat permanent du siège de Delhi pour Ecoles de la Terre Welfare Society India.  6 responsables et employés exécutent toutes les opérations liées aux 3 programmes de Microcrédit du Bengale, du Bihar et du Rajasthan.  25 employés pour les 4 Branches exercent les fonctions d’employés de bureau, de chauffeur, d’agriculteur, de surveillant, de cuisinier, et de nettoyeur.  1 responsable d’audit élabore le rapport annuel Ecoles de la Terre Welfare Society à Delhi et 3 comptables le secondent pour les Branches du Bengale, du Bihar et du Rajasthan. Afin de compléter les tâches assurées par Ecoles de la Terre, en rapport à l’investissement engagé pour l'ensemble de ses programmes, il y a lieu d’ajouter à l’énumération des charges ci-dessus, les domaines d'activités générateurs de coûts suivants :  Les charges de fonctionnement des dispensaires et des unités médicales, à l’intention des élèves, de leurs frères et sœurs et de leurs parents pour l’ensemble des 4 régions, avec plus de 50’000 consultations et traitements par an.  Les 5 loyers d’immeuble – locaux de style "appartement" – pris en charges par Ecoles de la Terre pour héberger les équipes et stocker le matériel de bureau des 4 Branches et de l’office central à New Delhi.  Les coûts de logistique, les frais de gestion et de fonctionnement - fournitures, bureaux, matériel, etc. - pour le programme Micro Finance qui gère et administre près de 2'000 contrats de Micro Crédit dans les Branches du Bengale, Bihar et du Rajasthan. Cliquer sur le tableau ci-dessous ! Martial Salamolard ECOLES DE LA TERRE 15.08.2011

  • DISTRICT DE JAISAlMER ... DESERT DU THAR ! Cette courte vidéo présente ma rencontre, au mois d'avril 2011, avec une petite fille, du nom de "Sheema", ici avec sa Maman, dans un bidonville, près de Jaisalmer, au Rajasthan ... pour une inscription dans une de nos classes "d'Ecoles de la Terre.Cordiales pensées,Martial pour ECOLES DE LA TERRE

  • Enfants avec lesquels je partage et je visDe vos sourires à vos cris de joie et de douleursCombien de raisons, combien de souhaitsAi-je donc de vous retrouver ?Vous qui êtes vivantsDans vos "chante-pleurs" et ces jeux de motsVous m'envahissez de votre besoin d'existerJe m'efforce à le répéter pour brûler l'autel de la misère !Vous écouter chanter suffira à mélanger prière et raison !pour aujourd'hui ... !Martial pour ECOLES DE LA TERRENote : ci-dessous, 4 élèves de Meharajot, devant l'école d'Uttam Aadarsh, notre dernière dans le désert du Thar au Rajasthan. Centre Culturel "Sasidharan Center" Ecoles de la Terre - avril 2011

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